La gestión des zones de baignade dans les lotissements de la Costa Blanca et dans le reste de la Communauté valencienne n’est pas seulement une question d’esthétique, mais une responsabilité légale de grande portée. Avec l’arrivée de la saison estivale, il est impératif que les associations de propriétaires vérifient qu’elles respectent la réglementation des piscines collectives en vigueur afin d’éviter des sanctions susceptibles de compromettre le budget annuel de l’immeuble.
Dans cet article, nous analysons les exigences légales, le rôle du maître-nageur et les obligations sanitaires, conformément au cadre juridique actuel de 2026.
Pour comprendre la réglementation piscines communautés voisins sur notre territoire, il faut prendre en compte deux niveaux législatifs. D’une part, le Décret royal 742/2013 fixe les critères techniques et sanitaires de base à l’échelle nationale. D’autre part, et de manière plus spécifique pour nos lotissements à Alicante et à Valence, le Décret 85/2018 du Consell réglemente les conditions hygiéniques et sanitaires des piscines à usage collectif.
La copropriété, en tant que titulaire de l’installation, est responsable de :
Maintenir la qualité de l’eau selon les paramètres chimiques légaux.
Garantir la sécurité des utilisateurs et l’intégrité des installations.
Notifier toute incidence sanitaire à la Conselleria de Sanitat Universal i Salut Pública.
Il est obligatoire de disposer d’un registre, physique ou télématique, dans lequel sont consignés quotidiennement les contrôles du pH, les niveaux de désinfectant (chlore), la turbidité et la transparence. Ces données doivent rester en permanence à la disposition des inspecteurs de la santé de la Generalitat Valenciana.
Dans les copropriétés de moins de 200 m2 de surface d’eau (ce qui est fréquent dans les petits immeubles d’appartements ou les villas privées), la présence d’un maître-nageur n’est pas obligatoire par la loi, mais la copropriété reste responsable de la sécurité et doit respecter les autres mesures de secours, comme disposer d’une trousse de premiers soins et d’un téléphone d’urgence.
Le entretien des piscines dans les zones à forte exposition au soleil, comme à Alicante, exige une précision technique supérieure. La chaleur accélère l’évaporation du chlore et la prolifération des micro-organismes.
Pour que l’eau soit apte à la baignade conformément à la Conselleria de Sanidad, elle doit respecter :
pH : Entre 7,2 et 7,6.
Chlore libre résiduel : Entre 0,5 et 2,0 mg/l.
Acide isocyanurique : Maximum 75 mg/l (si des chlore stabilisés sont utilisés).
En plus de l’eau, la réglementation exige un plan de nettoyage et de désinfection des espaces communs (douches, vestiaires et plages de la piscine) ainsi qu’un contrat de contrôle des nuisibles (DDD) en vigueur. Le non-respect de ces protocoles peut entraîner la fermeture conservatoire de l’installation par les autorités locales.
Respecter la réglementation des piscines collectives 2026 ne doit pas être perçu comme une contrainte, mais comme la meilleure façon de protéger le patrimoine des propriétaires et la sécurité des baigneurs. Dans une zone aussi touristique que la nôtre, disposer d’installations certifiées est une valeur ajoutée incontestable pour tout bien immobilier.
Référence officielle : Vous pouvez consulter le texte intégral du Décret 85/2018 au DOGV pour les détails spécifiques concernant les licences et les sanctions.
Bien que le Décret 85/2018 n’impose pas explicitement la clôture dans toutes les copropriétés préexistantes, il exige néanmoins qu’il existe des mesures empêchant l’accès accidentel des mineurs lorsque la piscine n’est pas en service ou hors des horaires du maître-nageur.
Selon la dernière réforme de la Loi sur la propriété horizontale (art. 21), la copropriété peut priver les voisins de l’usage de la piscine lorsqu’ils ont des dettes en suspens, à condition que la décision soit approuvée en assemblée et qu’il ne s’agisse pas d’une mesure discriminatoire.
C’est considéré comme une infraction grave. Les analyses mensuelles réalisées par des laboratoires externes accrédités sont la seule preuve légale dont dispose la copropriété en cas d’éventuelle plainte pour infection ou problème de santé publique.
La réglementation ne l’interdit pas expressément, mais la plupart des règlements de régime intérieur le limitent afin d’éviter les nuisances sonores et parce que, légalement, s’il n’y a pas un éclairage artificiel suffisant ou un maître-nageur aux horaires établis, la responsabilité en cas d’accident incombe à la copropriété.